Pause Comics: Y, Le Dernier Homme

Publié le par Charlotte Cadorel

Cette semaine, en guise de lecture, j'ai décidé de vous présenter un comic. Tout d'abord, sachez que le comic ne traite pas forcément de super-héros, comme le pense la plupart des gens. La meilleure définition que je puisse faire d'un comic est qu'il s'agit d'une bande-dessinée américaine, peu importe le thème de cette BD. Voici quelques exemples de comics connus sans super-héros : Snoopy (ou Peanuts, ou Snoopy et les Peanuts), Maus, The Walking Dead, Calvin et Hobbs... La liste est longue.

Parmi ces comics sans super-héros, il y en a un qui m'a particulièrement plu, il s'agit de Y, Le Dernier Homme. À l'instar de The Walking Dead, il s'agit d'un survival, une œuvre qui se situe dans un monde post-apocalytique dans lequel les héros apprennent à survivre.

Un jour, sans aucun indice précurseur ou autre avertissement, tous les porteurs du chromosome Y de la planète meurent dans d'horribles souffrances. Personne ne sait quelle maladie ils ont contractée. Pourtant, Yorick, un jeune étudiant en lettre capable de s'échapper de n'importe quelle situation, et son capucin mâle adopté Esperluette ont miraculeusement survécu à ce fléau. Accompagnés d'un ancien agent du Culper ring et d'une docteure en biologie moléculaire spécialisée dans le clonage et en quête de réponses, Yorick et Esperluette vont alors débuter un tour du monde pour retrouver la belle Beth, bien-aimée de Yorick, en Australie. Mais ce nouveau monde exclusivement féminin n'est pas de tout repos, et Yorick doit se cacher pour ne pas attiser la convoitise des femmes qu'il rencontrera sur son chemin.

Donc, pendant 5 tomes, nous suivons la progression de Yorick et de ses compagnes de voyage dans un monde où la plupart des dirigeants, des forces militaires, des religieux... a été anéantie par un fléau inconnu. Ainsi, les femmes font tout leur possible pour rétablir au mieux la situation. Certaines décident de trouver des solutions pour recréer l'homme sur Terre, quand d'autres se satisfont de cette nouvelle matriarchie, et refusent catégoriquement que les hommes réapparaissent. Au milieu se trouve Yorick, qui ne souhaite que retrouver Beth, mais aidera également le Dr. Mann à trouver des réponses sur sa condition et celle des autres hommes, sans pour autant approuver son idée de clonage.

Ici, plusieurs arcs narratifs sont donc mis à l'honneur : la principale, basée sur Yorick et sa quête de Beth, l'arc concernant le pourquoi du comment de cette éradication et comment remettre les choses en ordre, la trac de Yorick par Alter, des forces spéciales israéliennes, plus quelques arcs moins importants, comme la disparition d'Esperluette au cours de l'histoire, des intrigues parallèles (Hero, la soeur de Yorick, la troupe de théâtre, les Amazones...)... Tous ces arcs finissent tout de même par se croiser, et c'est franchement très bien fait. La fin est extraordinaire et très bien fichue.

Les personnages principaux sont tous très attachants. Yorick est très drôle, très gentleman. Il est entouré de femmes mais reste fidèle à sa compagne Beth (sauf une fois, mais c'est difficile de lui en vouloir). Ses compagnes de route sont également très bien écrites. Je suis rapidement tombée sous le charme de l'agent 355, qui est au fur et à mesure devenue mon personnage préféré. Elle est badass, et en même temps, elle a une part de vulnérabilité qui la rend attachante. Elle me fait penser à Michonne dans The Walking Dead (la série, je n'ai pas lu les comics). J'ai eu un peu plus de mal avec Allison Mann, qui cache beaucoup ses sentiments. On a du mal à savoir ce qu'elle pense. Mais ça la rend mystérieuse, et on a envie d'en avoir plus sur elle.

Les dessins de ce comic, assez simples, s'effacent pour mettre en avant le scénario, ce qui est une bonne chose. On arrive à visualiser parfaitement les scènes, la physionomie des personnages, sans pour autant que ça vienne perturber notre imagination. J'aime beaucoup cette simplicité dans les traits. Les couvertures intermédiaires sont souvent très belles également, même si parfois violentes.

 

Exemple du dessin au début de l'histoire

Exemple du dessin au début de l'histoire

Pause Comics: Y, Le Dernier Homme
Exemples de oouvertures intermédiaires

Exemples de oouvertures intermédiaires

En conclusion, j'ai beaucoup aimé ce comic. À chaque fois que je terminais un tome, il fallait absolument que je sache ce qu'il se passait ensuite, car le scénariste sait comment tenir le lecteur en haleine. Je vous le conseille si vous souhaitez commencer à lire des comics, car il reste accessible à de nombreux lecteurs, que ce soit de par son dessin assez simple que par son scénario. Une très bonne découverte !

Publié dans Comics

Commenter cet article